Impact environnemental : quelle part de la nature a été détruite ?

30 novembre 2025

En 2022, une estimation de la plateforme IPBES indiquait que près de 75 % des milieux terrestres et 66 % des milieux marins étaient soumis à une altération significative liée aux activités humaines. Certaines régions du globe, pourtant considérées comme protégées, enregistrent une disparition accélérée de leur couverture végétale et animale.

La disparition de ces espaces naturels s’accompagne d’une diminution rapide des espèces, avec un taux d’extinction largement supérieur à la moyenne historique. Les chiffres révèlent que cette dynamique touche aussi bien les écosystèmes tropicaux que tempérés.

Un monde transformé : quelle étendue de la nature avons-nous déjà perdue ?

Observer la biodiversité actuelle, c’est se heurter à un constat implacable : l’effacement de la nature ne relève plus de l’alerte, mais du constat. Les données livrées par le WWF et l’IPBES parlent d’elles-mêmes : trois quarts de la surface terrestre, profondément transformés par l’humain. La déforestation grignote les forêts, l’artificialisation progresse, les espaces agricoles s’étendent, remodelant les paysages déjà bien entamés.

Le phénomène prend racine partout. La France et l’Europe ne sont pas épargnées. Ici aussi, urbanisation et intensification agricole accélèrent la disparition des espaces naturels. Plus de 1,4 million d’hectares de forêts disparus en Europe en trois décennies : un chiffre qui glace et témoigne de la rapidité de l’effondrement. Ce bouleversement mine la résilience des écosystèmes, entrave l’adaptation des espèces et met en péril tout l’équilibre du vivant.

Pour prendre la mesure de cette tendance, voici quelques repères marquants :

  • Environ un million d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées d’extinction sur la planète, d’après l’IPBES.
  • Des fonctions naturelles telles que la régulation climatique, la purification de l’air et la pollinisation régressent.
  • L’épuisement des ressources rend les territoires de plus en plus vulnérables face aux crises.

La demande exponentielle en ressources est le moteur de cette pression. Disparition rapide des forêts tropicales, assèchement des zones humides, morcellement des espaces naturels : une part immense de nos richesses biologiques s’est volatilisée, chamboulant durablement l’équilibre du globe.

Pourquoi la biodiversité s’effondre : comprendre les causes majeures de la destruction

Derrière l’effritement de la biodiversité, la destruction pure et simple des habitats fait office de principal responsable. Agrandissement des cultures, urbanisation, fractionnement des forêts : de nombreuses espèces ne trouvent plus les conditions propices à leur survie. L’IPBES l’indique clairement, la reconfiguration des paysages par l’homme est le moteur numéro un du déclin du vivant.

Autre facteur lourd de conséquences, la surexploitation à marche forcée : pêche industrielle, coupe de bois, extraction minière. Les sols s’appauvrissent, les animaux disparaissent, certaines espèces s’éteignent avant même d’avoir été recensées.

La pollution infiltre tous les milieux, discret poison. Pesticides et engrais lessivent les terres, polluent eaux et nappes, tandis que l’air, saturé de gaz à effet de serre, dérègle le climat. Les saisons se dérèglent, les migrations s’accélèrent, les phénomènes climatiques atypiques s’imposent.

S’ajoute la multiplication des espèces invasives, introduites volontairement ou accidentellement. Ces espèces souvent polyvalentes concurrencent les espèces locales, redessinent les communautés naturelles, bouleversent les équilibres établis.

Pour clarifier les principaux moteurs de cet effondrement, on peut citer :

  • Destruction et éclatement des habitats naturels
  • Surexploitation des ressources, biologiques ou minières
  • Pollution généralisée et persistance de produits toxiques
  • Dérèglement climatique, qui exacerbe toutes les pressions
  • Prolifération d’espèces invasives au détriment des espèces indigènes

Des conséquences visibles et invisibles sur la planète et nos sociétés

Ce recul du vivant ne se lit pas uniquement dans la liste des espèces disparues. Il secoue les grands fonctionnements naturels. Les services rendus naturellement par les écosystèmes, pollinisation, modération du climat, alimentation des nappes, maintien de la fertilité des sols, vacillent ou disparaissent en silence. Là où la diversité recule, des fonctions vitales s’effacent, parfois pour longtemps.

La déforestation, l’assèchement des zones humides, la modification du réseau fluvial bouleversent le cycle de l’eau. On observe plus de crues extrêmes, des sécheresses prolongées, et une tension accrue sur l’accès à l’eau potable. Ces changements débordent le cadre de la nature sauvage : la santé humaine aussi bascule dans la zone rouge. Les maladies véhiculées de l’animal à l’homme progressent lorsque les milieux naturels se fragmentent.

La pollution et l’acidification des océans amènent une autre menace sourde. Les récifs coralliens, refuges d’une vie foisonnante, se dégradent. Leur disparition fragilise la sécurité alimentaire de millions de personnes. Selon l’IPBES, près de 60 % des services écosystémiques rendus dans le monde sont actuellement en état de dégradation ou de surexploitation.

Tous ces bouleversements provoquent des répliques économiques et sociales. Rareté des ressources, instabilité climatique, marchés en tension, multiplication des désastres : la capacité d’adaptation de nos sociétés dépend désormais de cette biodiversité discrète souvent écartée des préoccupations, mais d’une valeur inestimable.

Jeune homme près d’une rivière polluée avec déchets plastiques

Agir à tous les niveaux : des solutions concrètes pour préserver la nature

Le défi de la sauvegarde du vivant ne se limite plus aux gestes individuels. États, collectivités, acteurs économiques, tous intensifient les plans d’action. En France, la feuille de route nationale pour la biodiversité va dans ce sens, tout comme plusieurs politiques européennes visant à préserver ce qui reste de milieux naturels. Atteindre la neutralité carbone et respecter les limites planétaires s’imposent comme nouveaux repères à tous les échelons.

Les solutions fondées sur la nature, longtemps reléguées au second plan, reviennent désormais sur le devant de la scène. Restaurer les zones humides, planter des haies, réhabiliter des forêts, reconnecter les habitats naturels : ces démarches, promues par de nombreuses organisations environnementales, accélèrent l’adaptation et réparent des services précieux. De nombreux organismes internationaux y investissent davantage, certains objectifs mondiaux visent désormais la sauvegarde d’un tiers de la surface terrestre et marine d’ici 2030.

Parmi les mesures jugées prioritaires, plusieurs leviers s’avèrent particulièrement efficaces :

  • Exiger des critères stricts dans les chaînes d’approvisionnement pour limiter la déforestation
  • Démultiplier les actions de restauration écologique, des territoires locaux jusqu’à l’échelle nationale
  • Rendre la réglementation sur les substances nocives beaucoup plus rigoureuse

Avec son engagement antidéforestation importée, la France s’inscrit résolument dans le mouvement. Mais réussir suppose que toutes les parties, secteur économique, scientifiques, décideurs, citoyens, agissent de concert. Défendre la biodiversité, c’est investir dans la stabilité des sociétés et la disponibilité des ressources pour demain.

Préserver un écosystème, ce n’est jamais un simple sauvetage d’espèces. C’est donner une chance à tout ce qui maintient la formidable mécanique du vivant. À chacun de se demander : demain, restera-t-il assez de cette nature à transmettre ?

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